Comment trouver du temps rien que pour soi même avec de jeunes enfants
Chaque parent de jeunes enfants connaît ce sentiment. Vous vous levez plus tôt que prévu parce que des pleurs ou des appels depuis la chambre des enfants vous ont réveillé. Toute la journée s'écoule ensuite dans un cycle de repas, de changes, de jeux, de mises au lit et encore de repas. Le soir, lorsque vous couchez enfin les enfants, vous êtes tellement épuisé que la seule chose dont vous avez envie, c'est de vous allonger sur le canapé et de ne rien faire du tout. Et pourtant, quelque part au fond de votre tête, vous ressentez le sentiment que vous vous êtes oublié. Que vous avez cessé d'être une personne avec ses propres besoins et que vous êtes devenu simplement « maman » ou « papa ».
Ce n'est ni une faiblesse ni de l'égoïsme. C'est la conséquence naturelle de l'intensité que représente réellement le fait d'élever de jeunes enfants. C'est précisément pourquoi le temps rien que pour soi – qu'on l'appelle « me time », moment pour soi ou simplement repos – n'est pas un luxe, mais une véritable nécessité.
Probeer onze natuurlijke producten
Pourquoi le temps pour soi est si important
Les psychologues et les spécialistes de la santé mentale s'accordent sur ce point : les parents qui s'accordent régulièrement des moments rien que pour eux sont plus patients, plus équilibrés et, au final, de meilleurs parents. Ce n'est pas un paradoxe – c'est une simple physiologie humaine. Le stress chronique et l'épuisement entraînent une plus grande irritabilité, une moins bonne prise de décision et une capacité globalement réduite à répondre aux besoins des autres, comme le montrent des recherches publiées notamment sur le site de l'American Psychological Association. Autrement dit, un récipient vide ne peut pas abreuver les autres.
Pourtant, de nombreux parents, en particulier les mères, luttent contre un sentiment de culpabilité chaque fois qu'ils s'accordent un moment « rien que pour eux ». La société attend d'eux un dévouement total à la famille, et tout pas de côté peut sembler être une trahison. Mais cette logique est erronée. Un enfant n'a pas besoin d'un parent qui se sacrifie jusqu'au bout – il a besoin d'un parent qui est présent, calme et heureux.
La célèbre pédiatre et psychanalyste D. W. Winnicott a dit un jour que les enfants n'ont pas besoin de parents parfaits, mais « suffisamment bons » – et un parent suffisamment bon est celui qui prend soin de lui-même autant qu'il prend soin de son enfant.
Prenons un exemple tiré de la vie quotidienne : Jana est mère de deux enfants âgés de deux et quatre ans. Après avoir pris son congé maternité pour son deuxième enfant, elle a complètement arrêté de peindre – son ancien passe-temps qui lui apportait de la joie. Pendant un an et demi, elle s'est dit qu'elle n'avait « tout simplement pas le temps ». Puis elle a essayé quelque chose : chaque mercredi soir, une fois les enfants endormis, elle s'est assise pour peindre pendant une heure. Juste une heure. « C'était comme si je revenais à moi-même », décrit-elle. « Le lendemain, j'étais beaucoup plus patiente avec les enfants, parce que je n'étais plus seulement une coquille vide épuisée. »
Comment trouver le temps qui semble ne pas exister
Le plus grand mythe sur le temps pour soi est qu'il faut le « avoir ». Qu'il faut attendre le moment idéal où les enfants seront chez les grands-parents, où le partenaire sera à la maison et où vous aurez tout un après-midi devant vous. Mais un tel moment n'arrive pas. Et même s'il arrivait, la plupart des parents le passeraient à gérer les tâches ménagères ou à rattraper leur dette de sommeil.
Le temps pour soi ne se présente pas naturellement – il doit être créé consciemment. Et ce, même en petites doses.
Commencez par répondre honnêtement à cette question : où perdez-vous du temps dans votre journée sans en tirer un véritable bénéfice ou plaisir ? Selon une étude de DataReportal, la personne moyenne passe plus de deux heures par jour sur les réseaux sociaux. Une grande partie de ce défilement n'est pas un repos conscient – c'est plutôt une fuite automatique qui nous laisse finalement encore plus fatigués. Et si au moins trente minutes de ce temps étaient consacrées à quelque chose qui vous ressource vraiment ?
De petits moments réguliers ont d'ailleurs plus de valeur qu'on ne le pense. Dix minutes de café matinal dans le calme, avant que les enfants se réveillent. Une courte promenade sans poussette et sans téléphone. Un bain en soirée avec un livre préféré. Ces moments peuvent sembler anodins, mais leur régularité crée le sentiment d'avoir de l'espace pour soi dans sa vie – et c'est psychologiquement très important.
Concrètement, il existe plusieurs approches éprouvées pour commencer à construire systématiquement du temps pour soi :
- Profitez des premières heures du matin. De nombreux parents jurent par le fait de se lever trente à quarante-cinq minutes avant que les enfants se réveillent. Cette fenêtre de silence peut être utilisée pour méditer, lire, faire de l'exercice léger ou simplement prendre un petit-déjeuner tranquille.
- Mettez en place un système d'alternance avec votre partenaire. Si vous élevez vos enfants à deux, essayez d'instaurer un système où l'un des parents « garde » les enfants pendant que l'autre dispose de deux heures entièrement pour lui – puis vous alternez. Sans reproches, sans commentaires.
- N'ayez pas peur de demander de l'aide. Les grands-parents, les amis, les voisins – les gens autour de vous sont souvent prêts à aider plus que vous ne le pensez. Beaucoup de parents ont peur de demander, car ils le perçoivent comme un aveu de faiblesse. Ce n'est pas de la faiblesse. C'est de la sagesse.
- Planifiez votre temps pour vous comme un rendez-vous. Inscrivez-le dans votre agenda. Donnez-lui un nom. Prenez-le aussi au sérieux qu'une visite chez le pédiatre ou une réunion de travail.
- Acceptez qu'un enfant peut attendre un moment. Un enfant en bonne santé, qui est en sécurité, peut tenir vingt minutes seul – dans son lit, sur un tapis de jeu ou avec des jouets. Vous n'avez pas besoin d'être présent à chaque seconde.
La clé n'est pas de trouver plus d'heures dans la journée, mais de changer la façon dont vous pensez au temps. Le temps pour soi n'est pas ce qui reste après tout le reste – c'est un investissement qui permet de mieux gérer tout le reste.

Que faire avec le temps que vous trouvez
Voici une question qui surprend de nombreux parents : que voulez-vous faire, en fait ? Après des mois ou des années où toutes vos pensées étaient centrées sur les besoins de votre enfant, il peut arriver que vous ne sachiez plus ce qui vous plaît, ce qui vous ressource, ce qui vous manque. Et c'est tout à fait normal.
Essayez de revenir à ce que vous aimiez avant d'avoir des enfants. Quel sport pratiquiez-vous ? Quelle musique écoutiez-vous ? Que lisiez-vous ? Qu'est-ce que vous aimiez faire quand vous aviez du temps ? Ce souvenir peut être un bon point de départ.
Il est également important de distinguer le repos passif de la récupération active. Les deux types sont nécessaires, mais ont des effets différents. Le repos passif – le sommeil, le fait de s'allonger, regarder une série – aide le corps à récupérer. La récupération active – le mouvement, la créativité, le contact social avec des amis, la nature – restaure l'énergie psychique et le sens de sa propre identité. Idéalement, votre temps pour vous combinerait les deux.
Le mouvement mérite une mention particulière. L'activité physique régulière est l'un des outils les plus efficaces pour réduire le stress parental, et pas seulement grâce aux endorphines. L'exercice, les promenades ou le yoga envoient au corps le signal qu'il existe un espace en dehors du chaos quotidien. Il n'est pas nécessaire de passer une heure en salle de sport – vingt minutes de marche rapide par jour ont un effet prouvé sur l'humeur et le niveau de stress, comme le confirment des études citées notamment par Harvard Health Publishing.
Le contact avec les amis est tout aussi important. L'isolement est l'un des plus grands facteurs de risque d'épuisement parental, pourtant de nombreux parents de jeunes enfants cessent d'entretenir leurs amitiés parce qu'il n'y a « pas le temps » ou que « c'est trop compliqué à organiser ». Un café avec une amie toutes les deux semaines peut faire plus qu'une heure de méditation – parce qu'il nous rappelle que nous sommes plus que de simples parents.
Et puis il y a un domaine dont on parle peu : prendre soin de soi à travers les rituels quotidiens. Des produits de soin de qualité, une routine matinale consciente, un bel environnement à la maison – ce sont autant de petites façons de se rappeler qu'on compte. Il ne s'agit pas de superficialité. Il s'agit du fait que la manière dont nous prenons soin de nous-mêmes reflète la façon dont nous nous considérons. Les parents qui s'accordent des soins de qualité – qu'il s'agisse de cosmétiques naturels, de vêtements confortables ou d'une alimentation saine – donnent à leurs enfants, par le meilleur des exemples, le message que le respect de soi est une valeur importante.
Élever de jeunes enfants, c'est à la fois un sprint et un marathon. C'est intense, épuisant et en même temps incroyablement enrichissant. Mais pour pouvoir être un parent présent, aimant et patient sur le long terme, il est indispensable de prendre soin de soi. Le temps pour soi n'est pas une récompense pour un bon parentage – c'est sa condition fondamentale. Et plus tôt les parents s'autorisent à l'accepter, mieux c'est – pour eux et pour leurs enfants.